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Le Festival

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EDITO

Du 19 au 21 mai 2017, destination Rouen. Rush convie Hindi Zahra et se branche sur la sono mondiale. Une invitation au voyage, sans œillères ni frontières, célébrant le métissage et le mix des cultures.

Qu’il est bon d’accepter l’impermanence du monde et de soi, et de goûter l’unité de l’humanité.

Alors voilà, RUSH organise la résilience urbaine, la découverte, l’hybridation, invente une réalité alternative.

Après une belle conférence « Hits de France et diasporas », on pénètre sur la Presqu’île Rollet, on découvre la grande installation du plasticien Fayçal Baghriche, le spectacle pour enfants de Fawzy Al-Aeidy, on plonge dans la musique, on grignote aux  food trucks bigarrés, la nuit tombe, les belles lumières scintillent, on boit des bocks ou de la limonade, on danse la cumbia …

Et ça dure 3 jours ou plutôt 3 nuits de folie, un peu comme un rêve, une parenthèse qui donne envie de changer la vie !


LE FESTIVAL VU PAR HINDI ZAHRA

« C’est la première fois qu’on me propose de travailler sur la programmation d’un festival, j’étais déjà vraiment contente d’y participer. Ensuite, on m’a expliqué la thématique, autour de l’exil, et j’étais encore plus contente. L’idée de départ était de se concentrer sur les peuples en exil, des Gitans aux Touaregs en passant par les Syriens. Puis on a ouvert, la programmation est assez world, mais très moderne. J’ai trouvé que c’était une excellente idée de recourir à la culture pour parler de certaines choses, et les changer. La question de l’exil est tellement importante, on va s’en emparer d’une belle manière. L’exil n’a pas que des désavantages, surtout pour le pays qui accueille. La peur fait peur. En 2014, j’étais à Istanbul et on voyait déjà des exilés, des femmes et des enfants. Quand j’étais au Liban, notre chauffeur était un homme qui était parti de Syrie, il avait perdu 40 kilos, il avait fui la Syrie quand les enfants ont commencé à se faire tuer. Dans nos pays, on ne comprend pas le danger de ces situations, jusqu’au moment où on rencontre des gens qui y ont été confrontés. Donc, ce festival Rush me touche, parce qu’il parle de gens qui ont la foi dans la survie, et qui peuvent injecter de la foi là où elle manque, c’est aussi important pour nous. Cette idée, ça me donne de l’espoir. »